Les grands pontes de l’industrie musicale viennent de se réunir lors du Midem. Une fois de plus, le P2P a été montré du doigt comme le grand responsable de la baisse des ventes de musique, par l’effet ciseaux de la baisse des ventes de CD et le décollage plus lent que prévu des ventes en ligne.Mais là où tout bon marketeur se devrait de se poser des questions sur le mix marketing de son produit, ces messieurs préfèrent se défausser sur un bouc émissaire tout trouvé : c’est la consommateur qui nous vole les artistes ! Parce que bien sûr tout consommateur est un voleur potentiel !Mais sans revenir sur les problèmes d’ergonomie des DRM dont j’ai déjà parlé, c’est messieurs osent-ils se poser une simple question : mon produit (puisque telle est maintenant la démonination de la musique) est-il de qualité ?A force de vouloir nous faire croire au plus petit dénominateur en terme de qualité, n’aurait-on pas tout simplement lassé l’auditeur ? Avec des soupes R’n'B sans saveur, du hip hop sans imagination, du faux rock qui camoufle de la variétoche, et des chanteurs français sans talent, l’amateur de musique a bien du mal à se motiver sur les sorties des majors. Le problème est peut-être tout simplement là ! Des prix en augmentation, une qualité en baisse = des ventes qui se cassent la gueule.Sans vouloir tomber dans le nostalgique “c’était mieux avant”, et de toute façon je n’ai jamais été fan du mainstream, mais les technologies permettant d’enregistrer un disque dans sa chambre ont quand même permis à de nombreux tâcherons de sortir des disques sans intérêt. Sans parler du nouveau passage obligé côté crédibilité : on l’a découvert sur MySpace (donc c’est top hype crédible…). Ca devient un instrument de promo comme les autres (on ne compte plus les arrangements avec les bios depuis le début du rock…).Bref, comme le dit le Captain Brakmard : Arrête de te la péter dans mySpace, je t’ai vu en vrai et t’es moche comme mes fesses…